L’histoire de Marie-Eve

À l’automne 2001, Marie-Eve a quitté sa ville natale de Kapuskasing en Ontario pour participer à un programme d’échange en Espagne. Là elle apprendrait une nouvelle langue et continuerait son entraînement en saut en hauteur. Les premiers mois ont présenté des défis à cause de la barrière de la langue, mais rien ne pouvait la préparer à ce qui s’en venait. Après quatre mois à l’étranger, Marie-Eve a commencé à avoir de graves maux de tête, des épisodes d’étourdissement et un gain de poids considérable. Au début janvier, elle a remarqué qu’elle peinait à respirer en montant les escaliers et qu’elle était très étourdie en classe. À ce moment, elle décida de consulter une clinique en Espagne.

Marie-Eve avec sa mère à l’hôpital en Espagne pendant un traitement de plasmaphérèse

Marie-Eve avec sa mère à l’hôpital en Espagne pendant un traitement de plasmaphérèse

À son arrivée à l’hôpital, la pression sanguine de Marie-Eve était 220/147, elle avait pris 50 livres d’eau et ses taux de plaquettes et d’hémoglobine étaient dangereusement bas. Après une série de tests, les médecins conclurent que Marie-Eve souffrait d’une insuffisance rénale causée par un trouble sanguin rare appelé Syndrome hémolytique et urémique atypique (SHUa) mais gardaient espoir que ses reins fonctionneraient à nouveau. Mais comme sa condition se détériorait, son pronostique devint plus sombre et ses parents furent appelés en Espagne. Après plusieurs transfusions de sang, de plasmaphérèse et des traitements de dialyse à tous les deux jours pour la garder en vie, Marie-Eve fut finalement assez forte pour entreprendre le voyage de retour au Canada, le 14 février 2002.

Marie-Eve en cours de traitement plasmaphérèse

Marie-Eve en cours de traitement plasmaphérèse

Les mois qui suivirent son retour furent très difficiles. Marie-Eve subit quatre rechutes du SHUa et perdit toutes les chances de revoir ses reins fonctionner normalement. Elle a reçu entre 700 et 800 transfusions sanguines et plusieurs traitements de plasmaphérèse ainsi que des traitements continus de dialyse trois fois par semaine. Marie-Eve a été hospitalisée à Ottawa plusieurs semaines à la fois durant ses rechutes. Les effets combinés de la maladie, des médicaments et des traitements occasionnèrent une perte d’appétit et de masse musculaire pour Marie-Eve. En août 2002, Marie-Eve pesait 103 livres et était confinée à une chaise roulante, même pas capable de se laver les cheveux elle-même. L’athlète espoir Olympique qui s’entraînait deux heures par jour n’était plus; Marie-Eve ne pouvait même plus faire les tâches quotidiennes par elle-même.

Besoin d’aide pour laver ses cheveux – si peu d’énergie avec la dialyse

Besoin d’aide pour laver ses cheveux – si peu d’énergie avec la dialyse

En août 2004, Marie-Eve a commencé une nouvelle sorte de traitement et connu alors une nette amélioration Ce nouveau traitement est l’hémodialyse nocturne; une sorte de dialyse qui est fait à la maison, durant la nuit, pour une moyenne de 8 heures, 6 nuits par semaine, au lieu de trois fois par semaine à 4 heures chacune. Dès la toute première semaine d’hémodialyse nocturne, Marie-Eve avait de l’énergie à revendre. Elle put enfin se laver les cheveux elle-même, pour la première fois en près de trois ans. Graduellement, Marie-Eve a repris ses forces, en commençant par 20 secondes sur une bicyclette, à monter les escaliers, à jouer au Volleyball pour se rendre jusqu’à l’équipe d’athlétisme de l’Université d’Ottawa et à courir son premier 5 Km en 2009.  En juillet 2010, après huit longues années à combattre la maladie rénale, le SHUa et la dialyse, elle a finalement réalisé son rève : Marie-Eve a participé aux Championnats nationaux d’athlétisme 2010 en saut en hauteur! (« A stunning comeback to an elite sport » – The Star, August 2010).

L’installation de l’hémodialyse à la maison chez Marie-Eve

L’installation de l’hémodialyse à la maison chez Marie-Eve

Ce fut pour Marie-Eve un énorme défi que de surmonter des obstacles majeurs tels que la maladie, les médicaments et les restrictions occasionnées par ces conditions. Parfois, simplement de trouver quelque chose à manger était un cauchemar.  Mais ce sont durant de tels moments terribles que la plus petite différence peut tout changer. Pour Marie-Eve, ce fut l’hémodialyse nocturne qui lui a donné l’opportunité de faire plus que de survivre, la chance de vraiment combattre et de Vivre ses défis. Marie-Eve croit que chaque patient doit trouver le traitement de dialyse qui fonctionne le mieux pour lui. Le projet de Forme physique « Alive to Strive » peut offrir à tous les patients la chance de combattre et de se dépasser malgré les épreuves de la maladie rénale chronique grâce au programme de bourses de mise en forme et de bien-être,

Marie-Eve travaille maintenant en tant qu’entraineuse de forme physique et continue à s’entrainer et à participer aux compétitions de saut en hauteur grâce à l’hémodialyse nocturne à la maison. Marie-Eve croit que le projet de forme physique « Alive to Strive » sera un merveilleux outil pour aider aux autres patients sur la dialyse à poursuivre et à atteindre leurs objectifs de forme physique et de poids santé.

«La différence entre l’impossible et le possible réside dans la détermination de la personne.» – Tommy Lasorda [traduction libre]

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